À propos

© 2020 Brice Favier-Ambrosini

Biographie/Biography
FR

Alix Galdin est une artiste visuelle autodidacte qui aborde l’autoportrait et le documentaire par la pellicule sensible.
Née en France en 1985, elle vit actuellement à Saguenay (Québec).
Alix expérimente des techniques alternatives de travail sur film et papier, pour créer des images fixes et en mouvement. Elle utilise notamment le moyen format (120), le petit format (35mm, 110), ainsi que des films instantanés.
Arrivée à Montréal en 2016, Alix Galdin rejoint le 3e Œil, un club photo équipé d’une grande chambre noire. Elle y intègre le conseil d’administration, puis y donne des cours de développement et de tirage photo, ainsi que des ateliers sur la technique du transfert d’émulsion de polaroid.
Depuis 2017, Alix participe à plusieurs expositions collectives au Québec et en France. Ses photographies ont notamment été présentées au Gesù par Maison Photo Montréal et à la Capsule Galerie (Rennes). Son travail a également fait l’objet de publications au Canada, aux États-Unis et en Europe.
En 2020, elle réalise son premier court-métrage documentaire sur pellicule Super 8, Sainte-Croix, distribué par le GIV, qui dépeint l’univers de l’artiste musicien québécois Pierre Potvin.
Elle bénéficie actuellement du soutien de Vidéographe dans le cadre d’un programme de mentorat avec le cinéaste Guillaume Vallée, pour la réalisation du poème vidéo Opaline.

EN
Alix Galdin is a self-taught visual artist who approaches self-portrait and documentary through film.
Born in France in 1985, she currently lives in Saguenay, Quebec.
Alix experiments with alternative techniques of working with film and paper to create still and moving images. She notably uses medium format (120), small format (35mm, 110), as well as instant film.
Arrived in Montreal in 2016, Alix Galdin joined the 3e Œil, a photo club equipped with a large darkroom. She joined the board of directors, and then gave classes in photo development and printing, as well as workshops on the polaroid emulsion lift technique.
Since 2017, Alix has participated in several group exhibitions in Quebec and France. Her photographs have notably been presented at the Gesù by Maison Photo Montréal and at the Capsule Galerie (Rennes). Her work has also been published in Canada, the United States and Europe.
In 2020, she made her first short documentary on Super 8 film, Sainte-Croix, distributed by GIV, which depicts the world of Quebec artist and musician Pierre Potvin.
She is currently supported by Vidéographe in a mentorship program with filmmaker Guillaume Vallée, for the production of the video poem Opaline .

Démarche artistique/Statement
FR
J’utilise plusieurs médiums tels que la photographie argentique, le film et le dessin, en privilégiant des techniques de travail alternatives et artisanales.
Ce qui m’intéresse fondamentalement dans la création, c’est de jouer avec la matière, de faire naître des idées par la manipulation du support. Dans cette visée, le polaroid est particulièrement intéressant puisque l’on peut aisément le déconstruire et l’hybrider avec d’autres matières. Le collage, le transfert d’émulsion, le développement au pinceau et le mordançage sont autant de techniques que j’aime m’approprier pour donner corps à mes idées. Je travaille aussi bien avec des films de très petit format comme le 110 ou le Super 8, que de moyen format comme le 120, pour créer des images fixes et en mouvement.
La question de l’impact écologique de la production artistique est centrale dans mon travail. Ainsi, les deux jalons qui cadrent chacun de mes projets sont la gestion de la production et celle du matériel, souvent de seconde main. Ce cadre m’incite à accepter d’installer la création d’une œuvre dans la durée. L’incertitude apportée par les procédés manuels et les films expirés est un moteur de création et m’oblige à m’adapter à la versatilité des supports.
Autodidacte en art visuel, j’ai toutefois été sensibilisée dans mon cursus universitaire aux méthodes de création chorégraphique par le hasard. J’accorde donc à ce dernier une place fondamentale dans mon travail. Construire une œuvre devient alors un jeu d’échange stimulant entre idées et matière.

EN
I use several mediums such as silver photography, film and drawing, favoring alternative and artisanal work techniques.
What interests me fundamentally in creation is to play with the material, to give birth to ideas through the manipulation of the medium. In this aim, the polaroid is particularly interesting because it can easily be deconstructed and hybridized with other materials. Collage, emulsion lift, brush development and etching are all techniques that I like to use to give shape to my ideas. I work with very small format films such as 110 or Super 8, as well as medium format films such as 120, to create still and moving images.
The question of the ecological impact of artistic production is central to my work. Thus, the two milestones that frame each of my projects are the management of the production and the management of the material, often second-hand. This framework encourages me to accept to install the creation of a work in the duration. The uncertainty brought by the manual processes and the expired films is an engine of creation and forces me to adapt to the versatility of the supports.
Self-taught in visual art, I was however sensitized in my university course to the methods of choreographic creation by the hazard. Therefore, I give to the latter a fundamental place in my work. Building a work becomes a stimulating exchange between ideas and material.